Publié le 21/07/2022
Pour soigner la terre, soignez-vous » : s’occuper de soi en profondeur, c’est une des facettes
de l’écologie. Il m’a semblé que, cette année, ce thème était particulièrement présent. Bien sûr, on ne
renie pas l’écologie des petits gestes, on apporte toujours des connaissances sur la biodiversité, les semences et les OGM, la place de la finance, l’utilité ou non de la croissance, l’intelligence artificielle… Mais j’ai le sentiment que c’était beaucoup «place à l’émotion».
Pablo Servigne, qui travaille depuis dix ans sur le collapse, se demande comment on va tenir sur la longueur, entre colère et dépression. Critiqué pour son livre « Une autre fin du monde est possible », dans lequel il assurait qu’il s’agit de vivre avec les mauvaises nouvelles, il constate que les gens n’aiment pas le spirituel, trop intime. Lui qui était dans le mental, il plonge dans les émotions, il se sent vulnérable, il cherche à transformer sa colère en force, très inspiré par les travaux de l’Australien Glenn Albrecht : « Les émotions de la Terre ». Essayons d’apprendre à être en lien avec ce qui nous dépasse, à retrouver l’énergie d’un enfant.
Pour Laure Noualhat, qui se dit en «écodéprime», les VIP écolos ne parlent pas de leurs émotions : agir… est le maître mot. Or, la beauté l’amour, la méditation sont là pour traverser tout ça sans se mentir. Selon Pascal Noblecourt, qui a offert son pardon à une mère physiquement et psychologiquement violente, prendre soin de soi, c’est prendre soin de l’autre : il lui offre un pardon pour et
par l’amour de soi. Avec Thomas d’Ansembourg, nous portons l’enchantement en nous. On peut aller vers un état de paix, de méditation, de contemplation, de beauté.
Michèle Le Bars
Groupe Vallée de la Bièvre
