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- Démocratie -
- Engagement -
A Caen, une initiative municipale pour aider les associations

Le CVA, Conseil de la Vie Associative

Interview de Marie-Hélène Read, Groupe de Caen par François Leclercq

Un peu partout en France, les municipalités ont créé des dispositifs d’aide aux associations. Des Maisons des associations ont été créées puis en 1994 un Réseau National des Maisons des Associations pour "mutualiser les compétences et expériences".
Une quarantaine de villes ont jusqu’à présent adhéré au RNMA (http://www.maisonsdesassociations.fr/)
A Caen, à l’issue des états généraux de la démocratie de Proximité (tout un programme !) s’est créé un conseil de la Vie Associative. Un peu partout on sent intuitivement que démocratie et associations sont liées.
Dans le préambule de son règlement intérieur, ce Conseil déclare : "Les associations sont un espace de rencontre, d’apprentissage de la citoyenneté, d’accès à l’autonomie et de découverte de pratiques nouvelles".
C’est bien la problématique qui nous retient dans ce numéro de Citoyens.

Citoyens : Qu’est-ce que le CVA ?

C’est la structure que la municipalité a créée après les états généraux de la démocratie participative. Ils ont relancé les conseils de quartier et ils on créé un Conseil des jeunes et un Conseil de la Vie associative.
Ils ont demandé aux associations locales de postuler dans un des secteurs qu’ils avaient définis. Pour La Vie Nouvelle, nous avons postulé pour le secteur de l’éducation populaire. Dans chaque secteur, il y avait dix places. Et dans ce secteur de l’éducation populaire, il y avait moins de dix associations, donc on a été forcément retenu.

Cit. : Quel était l’objectif de ce CVA ?

Ce que j’en ai retenu, c’était une reconnaissance de la vie associative. D’ailleurs des militants associatifs qui étaient à l’origine des états généraux de la démocratie de proximité, s’étaient présentés aux élections municipales pour ça.

Dans les premières réunions, tu voyais que les élus avaient préparé, avaient bordé tout. On était plus de 80 personnes, c’était un peu difficile. Mais tu voyais qu’il y avait une vie locale dynamique. 80 personnes qui sont toutes responsables et actives ! On sentait une forte demande de lien avec la mairie, demande de formation, de conseil surtout par rapport aux dossiers de subvention.

Après la réunion plénière, on a formé des commissions à composition plus retreinte sur divers sujets, et moi je me suis inscrit dans la commission bénévolat.

Cit. : Quels sont les résultats ?

On rencontre beaucoup de difficulté à fonctionner dans notre commission, et il paraît que pour les autres c’est pareil. Ce sont des gens qui sont engagés et qui ont du mal à trouver une date commune. Donc on se trouve avec un groupe différent d’une réunion sur l’autre.
Et dans la commission bénévolat, il y avait des axes de réflexion qui étaient intéressants. A la dernière réunion, on s’est dit, il faut absolument déboucher sur du concret et on s’est donné cet axe qui a abouti à deux questionnaires l’un demandant si notre association est vraiment prête à attirer des jeunes, les aider à ce qu’ils s’engagent dans les instances dirigeantes et un autre questionnaire pour interroger des jeunes eux-mêmes. La moyenne d’âge dans notre commission est au dessus de la cinquantaine.

La municipalité a très envie qu’on cogite sur le bénévolat des jeunes. Il y a déjà beaucoup de données qui existent sur internet, il faut essayer de trouver quelque chose d’autre, plus parlant, plus local.

Cit. : Il y a donc deux questions, celle du bénévolat et celle de l’engagement des jeunes ?

Les deux sont un peu liés et c’est la même question qu’on se pose à La Vie Nouvelle depuis quelques années, c’est l’avenir. C’est ressorti un peu naturellement. C’est vrai que les jeunes retraités ont plus de temps, mais si on voit tout le monde vieillir dans l’association, c’est inquiétant.

Voici les trois axes qu’on s’est fixé à la dernière réunion.
- analyser le sens de l’engagement ;
- comprendre ou identifier les freins à l’engagement du bénévolat ;
- rendre visible le projet associatif pour faciliter l’engagement et le bénévolat des jeunes.

Cit. : Comment peut-on sensibiliser les jeunes ?

Je trouve vraiment dommage qu’il n’y ait pas plus d’éducation à la citoyenneté dans les établissements scolaires, à savoir ce que c’est qu’un projet, comment le monter.

Il y a pourtant des petites choses qui se font avec le foyer socio éducatif, par exemple la formation pour les délégués à la prise de parole, ou aussi la mise en place de Comités d’éducation Santé Citoyenneté, où il y a des formations aux premiers secours, je trouve que ça ouvre les jeunes sur autres chose, qu’ils pourront utiliser plus tard pour être bénévoles.

En tant que Parents d’élèves, on avait contacté l’ARDES qui proposait des journées solidarité. Présentant des expos avec des stands, et divers ateliers où ils pouvaient discuter d’un engagement dans le tiers monde, de la consommation locale, de plein de choses, qui éveillent à la citoyenneté, J’aurais envie de pousser des choses dans le même sens.

Pour aider à l’organisation des réunions plénières, on avait affaire à une association locale AE14, qui se présente comme une centre de ressource et d’informations pour les bénévoles. Cette structure est labellisée (c’est l’expression !) par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et de la Vie Associative (oui, les trois notions sont associées)

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