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L’Europe peut-elle agir pour résoudre la crise financière et économique ?

Par Michèle Le Bars, Secteur Politique

La crise financière née aux Etats-Unis s’est rapidement propagée. Bien que moins endettée, même si la Grande-Bretagne et l’Espagne se sont fait prendre aux pièges de l’argent facile, l’Europe est durement touchée : croissance en berne, licenciements massifs. Les réactions européennes ont été décevantes, en ordre dispersé, chacun pour soi, malgré des sommets de chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro. L’Europe se heurte toujours aux mêmes difficultés institutionnelles pour agir de façon coordonnée et suffisamment massive. Les propositions contenues dans le traité de Lisbonne, s’il est ratifié, seraient-elles de nature à faciliter les prises de décision communes ?

L’Europe a-t-elle une responsabilité dans cette crise ? Quel est en Europe le rôle des paradis fiscaux ? Quel a été et peut être le rôle de la BCE ? Elle semble réagir mollement. Les critères de Maastricht, avec son pacte de stabilité et de croissance vont-ils voler en éclats ? Sont-ils un véritable handicap ? Quel est le rôle de l’Eurogroupe qui n’a pas d’existence formelle ? La crise relance évidemment le débat sur la nécessité d’un gouvernement économique européen.

Le chômage s’aggrave. Les politiques néo-keynésiennes de relance par l’injection de milliards d’euros dans l’économie semblent dans l’immédiat indispensables. Mais ne faudrait-il pas, dans le même temps, redéfinir des critères d’une croissance durable, avec des investissements sur des structures pérennes ? Il y aurait des millions d’emplois possibles en Europe dans l’économie verte.

Un acteur est singulièrement absent du débat sur la crise financière : le citoyen contribuable qui constitue le seul payeur réel en dernier ressort des promesses que les Etats prennent en son nom. Il serait grand temps qu’il pose quelques questions : il peut demander que des garanties lui soient données pour que de tels efforts ne servent pas qu’à ranimer un système moribond. Les centaines de milliards que l’on sort du chapeau des Etats alors qu’on les refuse pour les enjeux écologiques et sociaux sont en train de nous éclairer sur le pouvoir énorme qui a été donné aux banques en leur donnant le droit de créer la monnaie par le biais du crédit. Comment ce droit sur la fiscalité peut-il s’exercer ? Est-il possible que l’Europe s’oriente vers l’harmonisation fiscale ?

Pour nous aider dans nos réflexions, Jacques Cossart, économiste du développement, membre du conseil scientifique d’ATTAC et Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, interviendront dans nos ateliers, animés par Nicole Vaucheret et Michèle Le Bars.

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